La capacité d’adaptation de l’Homme à son environnement
Couleur de la peau, drépanocytose, habitat, techniques : comment l’Homme s’adapte, et pourquoi il doit aussi préserver son milieu.
www.ndolomath.comFiche de révision de SVTEEHB : « La capacité d’adaptation de l’Homme à son environnement », proposée par ndolomath.comndolomath
La capacité d’adaptation de l’Homme à son environnement
Module III : Éducation à l’environnement et au développement durableSéquence 15 : Évolution de l’HommeSéance 88 : Capacité d’adaptation de l’Homme avec l’évolution de son environnement
💡 Idée principale : l’Homme vit dans presque tous les milieux grâce à des adaptations biologiques (pigmentation de la peau, résistance au paludisme des porteurs du gène S, adaptation à l’altitude…) et surtout culturelles (habitat, vêtements, agriculture, médecine). Mais ses activités modifient à leur tour l’environnement : il doit s’adapter durablement.
Fiche de révision de SVTEEHB : « La capacité d’adaptation de l’Homme à son environnement », proposée par ndolomath.comndolomath
Étapes résumées
La pigmentation de la peau varie avec l’intensité des UV : protection contre le soleil, synthèse de vitamine D.
En zone de paludisme, les porteurs AS (drépanocytose) sont avantagés : l’allèle S y est fréquent.
Les adaptations culturelles (habitat, techniques, médecine) sont rapides et transmissibles.
Déforestation, pollution, changement climatique : l’Homme doit adapter ses pratiques pour préserver son milieu.
Situation problème
Au lycée de Garoua, Djamila, d’origine peule, et Ebanda, originaire de la forêt du Sud, comparent leurs familles : couleur de peau, habitudes alimentaires (lait chez les Peuls), maisons en terre ou en planches. Le professeur ajoute que la drépanocytose, fréquente au Cameroun, est liée au paludisme et que le climat de la région du Nord se réchauffe.
Consignes :
Relève les exemples de différences entre populations.
Ces différences sont-elles des adaptations ? Justifie.
Comment l’Homme peut-il s’adapter aux changements actuels de son environnement ?
le problèmela planète Terrel’environnement
Fiche de révision de SVTEEHB : « La capacité d’adaptation de l’Homme à son environnement », proposée par ndolomath.comndolomath
Compétence visée
Sensibiliser sur la nécessité d’adaptation de l’Homme avec son environnement.
Objectifs de la leçon
Identifier quelques adaptations biologiques de l’Homme.
Expliquer l’avantage des porteurs AS en zone de paludisme.
Distinguer adaptations biologiques et culturelles ; proposer des comportements durables.
Des adaptations biologiques
Activité 1 : la pigmentation de la peau
Le document 1 compare, selon la latitude, l’intensité des UV reçus et la pigmentation moyenne de la peau des populations autochtones.
Document 1 : UV reçus et pigmentation de la peau selon la latitude.
Décris la relation entre les deux courbes.
Quel est l’avantage d’une peau foncée sous les tropiques ? d’une peau claire aux hautes latitudes ?
Ce qu’il faut comprendre : la pigmentation suit l’intensité des UV. La mélanine protège la peau des brûlures, des cancers et de la destruction de la vitamine B9 (folates) : avantage sous les tropiques. Là où les UV sont faibles, une peau claire laisse passer assez d’UV pour fabriquer la vitamine D. Ces différences sont superficielles : elles ne définissent pas des « races » ; tous les humains appartiennent à la même espèce.
Fiche de révision de SVTEEHB : « La capacité d’adaptation de l’Homme à son environnement », proposée par ndolomath.comndolomath
Activité 2 : drépanocytose et paludisme
La drépanocytose est due à un allèle S du gène de l’hémoglobine (document 2). Au Cameroun, environ 20 % des personnes sont porteuses AS.
Document 2 : hématies normales et falciformes ; génotypes et paludisme.
Pourquoi l’allèle S, grave chez les SS, reste-t-il fréquent en Afrique centrale ?
Quel conseil donner à deux futurs époux tous deux AS ?
Ce qu’il faut comprendre : les porteurs AS ne sont presque pas malades et résistent mieux au paludisme grave : en zone d’endémie, ils survivent et se reproduisent davantage, ce qui maintient l’allèle S (sélection naturelle). Deux parents AS ont, à chaque grossesse, 1 risque sur 4 d’avoir un enfant SS : d’où l’intérêt de l’électrophorèse de l’hémoglobine avant le mariage et du conseil génétique.
Fiche de révision de SVTEEHB : « La capacité d’adaptation de l’Homme à son environnement », proposée par ndolomath.comndolomath
Autres exemples
La persistance de la lactase à l’âge adulte est fréquente chez les peuples éleveurs (Peuls) qui consomment du lait.
Les populations des hauts plateaux (Andes, Tibet, Éthiopie) ont des adaptations respiratoires au manque d’oxygène.
Adaptations physiologiques réversibles : bronzage, acclimatation à la chaleur (sueur), augmentation des hématies en altitude.
Des adaptations culturelles… et leurs limites
L’Homme transforme son milieu
Habitat
Cases en terre fraîches au Nord, maisons sur pilotis en zone inondable, architecture adaptée.
Agriculture
Cultures adaptées au climat (mil, sorgho au Nord ; cacao, manioc au Sud), irrigation.
Médecine
Vaccins, moustiquaires imprégnées, médicaments : l’espérance de vie augmente.
Revers
Déforestation, érosion, pollution, avancée du désert, perte de biodiversité.
la culture de microbesle réchauffementl’habitat
Fiche de révision de SVTEEHB : « La capacité d’adaptation de l’Homme à son environnement », proposée par ndolomath.comndolomath
S’adapter durablement aux changements actuels
Reboiser (opération Sahel vert dans l’Extrême-Nord) et lutter contre les feux de brousse.
Économiser l’eau, pratiquer l’agroforesterie et des cultures résistantes à la sécheresse.
Réduire les déchets et les émissions de gaz à effet de serre ; protéger les aires protégées (parc de la Bénoué, Dja).
Trace écrite : ce que je retiens
À retenir
L’Homme possède des adaptations biologiques (pigmentation, résistance au paludisme des AS, lactase, altitude).
La pigmentation de la peau est liée à l’intensité des UV : protection et synthèse de vitamine D.
En zone de paludisme, la sélection naturelle maintient l’allèle S de la drépanocytose.
Les adaptations culturelles (habitat, agriculture, médecine) sont rapides et transmises par l’apprentissage.
L’Homme modifie son environnement : il doit adopter des pratiques durables.
je retiensla pollution de l’airje me protège
Fiche de révision de SVTEEHB : « La capacité d’adaptation de l’Homme à son environnement », proposée par ndolomath.comndolomath
Vocabulaire à connaître
Adaptationcaractère qui favorise la survie et la reproduction dans un milieu donné.Mélaninepigment brun de la peau, qui absorbe les UV.Sélection naturellesurvie et reproduction préférentielles des individus les mieux adaptés.Électrophorèse de l’hémoglobineexamen qui détermine le génotype AA, AS ou SS.Développement durabledéveloppement qui préserve les ressources pour les générations futures.
Je m’évalue
1. Quel est l’avantage d’une forte pigmentation sous les tropiques ?
2. Pourquoi les porteurs AS sont-ils avantagés en zone de paludisme ?
3. Quel risque ont deux parents AS d’avoir un enfant SS ?
4. Cite une adaptation culturelle.
Réponses : protection contre les UV · ils résistent mieux au paludisme grave · 1 sur 4 à chaque grossesse · habitat, agriculture, médecine…. Le corrigé détaillé et d’autres exercices de ce chapitre sont dans les exercices corrigés.
je réfléchisla naissancela famille
Fiche de révision de SVTEEHB : « La capacité d’adaptation de l’Homme à son environnement », proposée par ndolomath.comndolomath
Erreurs fréquentes
Penser que la couleur de peau définit des « races » humaines : l’espèce humaine est unique.
Croire qu’on s’adapte à volonté en changeant ses gènes : les adaptations biologiques se font sur des générations.
Oublier que les adaptations culturelles peuvent dégrader l’environnement.
Méthode
Pour montrer qu’un caractère est une adaptation : décris le milieu (contrainte), le caractère, puis l’avantage qu’il procure pour la survie ou la reproduction dans ce milieu. Vérifie que le caractère est plus fréquent là où la contrainte est forte.
Activité d’intégration
Un couple de fiancés de Mokolo, tous deux AS, consulte au centre de santé. Dans leur village, la saison sèche s’allonge, les puits tarissent et les champs de mil s’appauvrissent à cause de la coupe du bois.
Explique pourquoi l’allèle S est fréquent dans leur région.
Indique le risque pour leurs futurs enfants et le conseil à leur donner.
Propose trois adaptations culturelles durables face à l’assèchement de la région.