Reconnaître un arrêt cardiaque, alerter et masser : les gestes qui peuvent sauver une vie avant l’arrivée des secours.
www.ndolomath.comFiche de révision de SVTEEHB : « L’arrêt cardiaque : alerter et masser », proposée par ndolomath.comndolomath
L’arrêt cardiaque : alerter et masser
Module II : Éducation à la santéSéquence 13 : Le secourismeSéance 75 : Arrêt cardiaque
💡 Idée principale : une victime qui ne répond pas et ne respire pas normalement est en arrêt cardiaque : le cerveau, privé d’oxygène, subit des lésions en quelques minutes. Il faut aussitôt alerter, pratiquer la réanimation cardio-pulmonaire (30 compressions thoraciques, 2 insufflations) et utiliser un défibrillateur s’il y en a un.
Étapes résumées
Protéger : écarter le danger (circulation, courant électrique) avant d’approcher la victime.
Reconnaître : pas de réponse, pas de respiration normale (moins de 10 secondes pour vérifier).
Alerter : 118 (sapeurs-pompiers) ou faire appeler par un témoin ; ne pas raccrocher le premier.
Masser : 30 compressions (5 à 6 cm, 100 à 120/min) puis 2 insufflations, sans interruption.
Fiche de révision de SVTEEHB : « L’arrêt cardiaque : alerter et masser », proposée par ndolomath.comndolomath
Situation problème
Pendant un match de football inter-quartiers à Nkolbisson, un joueur de 35 ans s’effondre brutalement. Il ne répond plus et sa respiration est absente. Les spectateurs l’entourent, certains lui versent de l’eau sur le visage, d’autres veulent le transporter en moto à l’hôpital. Un élève de Terminale D, formé aux premiers secours, s’avance.
Consignes :
Relève le problème posé et les mauvais réflexes des témoins.
Comment reconnaître un arrêt cardiaque ?
Quels gestes l’élève doit-il faire, et dans quel ordre ?
Compétence visée
Pratiquer les gestes de secourisme en cas de situation d’urgence : l’arrêt cardiaque.
Objectifs de la leçon
Reconnaître un arrêt cardiaque.
Alerter efficacement les secours.
Réaliser une réanimation cardio-pulmonaire et utiliser un défibrillateur.
Reconnaître l’arrêt cardiaque
1. Qu’est-ce qu’un arrêt cardiaque ?
Le cœur ne pompe plus le sang (fibrillation ou arrêt total). Le cerveau n’est plus oxygéné : la victime perd connaissance en quelques secondes et cesse de respirer. Sans action, des lésions irréversibles apparaissent après 3 à 5 minutes.
Exemple : causes : maladie du cœur (infarctus), noyade, électrocution, traumatisme grave, intoxication.
le problèmel’objectifle cœur
Fiche de révision de SVTEEHB : « L’arrêt cardiaque : alerter et masser », proposée par ndolomath.comndolomath
Les trois vérifications
1
Protéger
Vérifier qu’il n’y a pas de danger pour soi, pour la victime et pour les témoins.
2
Conscience
Lui parler fort, lui secouer doucement les épaules, lui demander de serrer la main : pas de réponse ?
3
Respiration
Basculer sa tête en arrière, regarder le ventre et la poitrine, écouter pendant 10 secondes : pas de respiration normale (ou des « gasps ») = arrêt cardiaque.
Alerter et masser
2. La chaîne de survie
Document 1 : les quatre maillons de la chaîne de survie.
Fiche de révision de SVTEEHB : « L’arrêt cardiaque : alerter et masser », proposée par ndolomath.comndolomath
Un message d’alerte efficace
Numéro : 118 (sapeurs-pompiers) ou 117 (police) ; se présenter.
Dire où (adresse précise, repères), quoi (un homme ne respire plus), combien de victimes, les gestes en cours.
Ne raccrocher que lorsque l’opérateur le demande.
Activité 1 : réaliser les compressions thoraciques (TP n° 18)
Sur un mannequin (ou un coussin ferme posé au sol), réalise les compressions en suivant le document 2.
Document 2 : position du sauveteur et des mains pendant le massage cardiaque.
Où places-tu tes mains ? Pourquoi garder les bras tendus ?
Quel est le rythme et la profondeur des compressions ?
Ce qu’il faut comprendre : la victime est allongée sur le dos, sur un sol dur. Le talon d’une main est placé au centre de la poitrine, l’autre main par-dessus. Bras tendus, épaules à l’aplomb, on utilise le poids du corps pour enfoncer le sternum de 5 à 6 cm, à un rythme de 100 à 120 par minute, en relâchant complètement. Les compressions font circuler le sang vers le cerveau.
Fiche de révision de SVTEEHB : « L’arrêt cardiaque : alerter et masser », proposée par ndolomath.comndolomath
La réanimation cardio-pulmonaire (RCP)
1
30 compressions
Compter à voix haute ; ne pas s’arrêter plus de 10 secondes.
2
2 insufflations
Tête basculée, nez pincé, bouche-à-bouche : souffler 1 seconde jusqu’à voir la poitrine se soulever. Si on ne sait pas ou si on ne peut pas, faire uniquement les compressions.
3
Continuer
Alterner 30/2 jusqu’à l’arrivée des secours ou la reprise d’une respiration normale ; se relayer toutes les 2 minutes.
Défibriller
Le défibrillateur automatisé externe (DAE)
Appareil qui analyse le rythme du cœur et délivre, si nécessaire, un choc électrique pour le faire repartir.
Il parle et guide le sauveteur : coller les électrodes sur la poitrine nue comme sur le dessin, ne pas toucher la victime pendant l’analyse et le choc.
Reprendre la RCP immédiatement après le choc. On en trouve dans certains aéroports, stades, hôtels et entreprises.
le cortexla trousse de secoursles premiers secours
Fiche de révision de SVTEEHB : « L’arrêt cardiaque : alerter et masser », proposée par ndolomath.comndolomath
À ne pas faire
Verser de l’eau, donner à boire, ou transporter la victime sans soins : on perd des minutes vitales.
Arrêter le massage pour vérifier le pouls toutes les minutes.
Trace écrite : ce que je retiens
À retenir
Arrêt cardiaque = victime qui ne répond pas et ne respire pas normalement.
Protéger, puis alerter le 118 (ou le 117) avec un message précis.
RCP : 30 compressions (centre de la poitrine, 5 à 6 cm, 100 à 120/min) puis 2 insufflations.
Utiliser un défibrillateur dès qu’il est disponible, en suivant ses instructions vocales.
Ne jamais interrompre la RCP plus de 10 secondes, jusqu’à l’arrivée des secours.
je retiensalerterl’alerte
Fiche de révision de SVTEEHB : « L’arrêt cardiaque : alerter et masser », proposée par ndolomath.comndolomath
Vocabulaire à connaître
Arrêt cardiaquearrêt de l’activité de pompe du cœur.RCPréanimation cardio-pulmonaire : compressions et insufflations.DAEdéfibrillateur automatisé externe.Gaspsmouvements respiratoires inefficaces, signe d’arrêt cardiaque.Chaîne de surviesuite d’actions qui augmente les chances de survie.
Je m’évalue
1. Quels sont les deux signes d’un arrêt cardiaque ?
2. Quel numéro appeler pour les sapeurs-pompiers au Cameroun ?
3. Quelle est la profondeur des compressions chez l’adulte ?
4. Quel est le rythme des compressions ?
Réponses : pas de réponse, pas de respiration normale · le 118 · 5 à 6 cm · 100 à 120 par minute. Le corrigé détaillé et d’autres exercices de ce chapitre sont dans les exercices corrigés.
je réfléchisse protéger les voies respiratoiresla respiration
Fiche de révision de SVTEEHB : « L’arrêt cardiaque : alerter et masser », proposée par ndolomath.comndolomath
Erreurs fréquentes
Masser sur un lit mou : les compressions sont inefficaces, il faut un sol dur.
Plier les coudes : on se fatigue vite et on comprime trop peu.
Avoir peur d’utiliser le défibrillateur : il ne délivre un choc que si c’est nécessaire.
Méthode
Pour retenir la conduite à tenir, récite la séquence : « Protéger – Examiner – Alerter – Secourir ». Chaque étape commence par une question : y a-t-il un danger ? répond-il ? respire-t-il ? qui appelle ?
Activité d’intégration
Au marché Mboppi de Douala, un porteur de 50 ans s’écroule en pleine chaleur. Tu constates qu’il ne répond pas et ne respire pas. Un commerçant dit avoir vu un défibrillateur à la pharmacie voisine. Une foule se forme.
Décris, dans l’ordre, toutes les actions que tu dois faire.
Rédige le message d’alerte que tu donneras au 118.
Explique pourquoi le massage cardiaque doit commencer le plus tôt possible.