Puberté précoce, absence de règles, ovaires polykystiques, ménopause, dopage : quand l’équilibre hormonal se rompt.
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Les dérèglements des hormones sexuelles
Module II : Éducation à la santéSéquence 11 : La santé reproductiveSéance 64 : Dérèglements des hormones sexuelles
💡 Idée principale : un excès ou un manque d’hormones sexuelles, d’origine ovarienne/testiculaire (gonade) ou hypothalamo-hypophysaire, perturbe la puberté, les cycles et la fertilité. Les dosages de FSH, LH et des hormones des gonades permettent de localiser l’origine du trouble ; de nombreux dérèglements se soignent.
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Étapes résumées
Gonadostimulines basses + hormones des gonades basses : origine hypothalamo-hypophysaire.
Gonadostimulines hautes + hormones des gonades basses : origine gonadique (ou ménopause).
Le dopage aux anabolisants et certains perturbateurs endocriniens dérèglent aussi l’axe hormonal.
Situation problème
À Ngaoundéré, Fadimatou, 17 ans, n’a toujours pas eu ses premières règles. Sa cousine de 25 ans a des cycles très irréguliers, de l’acné et une pilosité abondante ; l’échographie montre des « ovaires polykystiques ». Leur tante, 52 ans, se plaint de bouffées de chaleur depuis l’arrêt de ses règles. La famille se demande si « c’est la même maladie ».
Consignes :
Relève les troubles présentés par les trois femmes.
Comment savoir si un trouble vient de l’ovaire ou du cerveau ?
Ces troubles ont-ils la même origine ?
le problèmeles hormonesle cycle
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Compétence visée
Lutter contre les troubles liés à la régulation du taux d’hormones sexuelles chez l’homme et chez la femme.
Objectifs de la leçon
Identifier quelques dérèglements des hormones sexuelles.
Localiser l’origine d’un trouble à partir de dosages hormonaux.
Proposer des mesures de prévention et de prise en charge.
Localiser l’origine d’un dérèglement
1. Interpréter un bilan hormonal
FSH, LH
Hormones des gonades
Origine du trouble
Exemple
basses
basses
hypothalamus ou hypophyse
tumeur de l’hypophyse, maigreur extrême, stress intense
élevées
basses
gonade (ovaire, testicule)
ménopause, castration, syndrome de Turner ou de Klinefelter
basses
élevées
apport extérieur d’hormones
dopage aux anabolisants, pilule
LH élevée
androgènes élevés
ovaire dérégulé
syndrome des ovaires polykystiques
Raisonne toujours avec les rétrocontrôles : si la gonade ne répond plus, l’hypophyse « crie plus fort » (FSH et LH augmentent).
l’objectifle cortexl’ovocyte
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Quelques dérèglements chez la femme
Activité 1 : le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK)
Le SOPK touche environ 1 femme sur 10. Le document 1 compare l’échographie d’un ovaire normal et d’un ovaire polykystique.
Document 1 : ovaire normal et ovaire polykystique.
Quelle différence observes-tu entre les deux ovaires ?
Pourquoi une femme atteinte de SOPK a-t-elle des cycles irréguliers ?
Ce qu’il faut comprendre : dans le SOPK, de nombreux petits follicules commencent leur croissance mais aucun ne devient dominant : il n’y a pas d’ovulation régulière, donc pas de corps jaune ni de progestérone, d’où des cycles longs ou absents. L’ovaire produit trop d’androgènes (acné, pilosité). Le SOPK est souvent associé au surpoids : l’activité physique et une alimentation équilibrée améliorent les cycles.
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Autres troubles fréquents
Aménorrhée
Absence de règles : grossesse, maigreur, sport intense, stress, tumeur hypophysaire, ménopause.
Hyperprolactinémie
Trop de prolactine : écoulement de lait, règles absentes, infertilité.
Fibromes utérins
Tumeurs bénignes sensibles aux œstrogènes : règles abondantes, anémie ; très fréquents en Afrique.
Puberté précoce
Avant 8 ans chez la fille : activation trop tôt de l’axe hypothalamo-hypophysaire.
Activité 2 : la ménopause
Le document 2 montre l’évolution des taux d’œstradiol et de FSH au cours de la vie d’une femme.
Document 2 : œstradiol et FSH de la naissance à 70 ans.
Que se passe-t-il vers 50 ans ?
Explique l’augmentation de la FSH après la ménopause.
Ce qu’il faut comprendre : vers 45-55 ans, le stock de follicules est épuisé : l’ovaire ne produit presque plus d’œstradiol ni de progestérone, les règles s’arrêtent : c’est la ménopause. Le rétrocontrôle négatif disparaît, la FSH et la LH augmentent fortement. Le manque d’œstrogènes peut entraîner bouffées de chaleur, sécheresse vaginale et ostéoporose (fragilité des os).
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Quelques dérèglements chez l’homme
Troubles masculins
Hypogonadisme : testostérone basse (fatigue, baisse de libido, infertilité) ; origine testiculaire (oreillons, traumatisme, Klinefelter XXY) ou hypophysaire.
Retard pubertaire : pas de développement après 14 ans ; souvent constitutionnel, parfois hormonal.
Gynécomastie : développement des seins par déséquilibre œstrogènes/androgènes (puberté, obésité, cannabis, anabolisants).
2. Le piège du dopage
Document 3 : conséquences des injections répétées d’anabolisants.
Prévention
Éviter les produits « pour grossir » vendus au marché ou sur Internet, et les hormones sans prescription.
Limiter l’exposition aux pesticides (port de gants, de masque) : certains sont des perturbateurs endocriniens.
Consulter tôt : la plupart de ces troubles se traitent (hormones de substitution, chirurgie, hygiène de vie).
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Trace écrite : ce que je retiens
À retenir
Les dérèglements peuvent venir des gonades ou du complexe hypothalamo-hypophysaire.
FSH/LH basses + hormones des gonades basses : origine centrale ; FSH/LH élevées + hormones basses : origine gonadique.
Le SOPK bloque l’ovulation (nombreux petits follicules, excès d’androgènes).
À la ménopause, l’ovaire cesse de fonctionner : œstradiol effondré, FSH et LH élevées.
Les anabolisants provoquent, par rétrocontrôle négatif, une atrophie des testicules.
Vocabulaire à connaître
Aménorrhéeabsence de règles.Ménopausearrêt définitif du fonctionnement ovarien et des règles.SOPKsyndrome des ovaires polykystiques : ovulations absentes, excès d’androgènes.Hypogonadismeinsuffisance de sécrétion hormonale des gonades.Perturbateur endocriniensubstance extérieure qui imite ou bloque l’action d’une hormone.
je retiensles fruitsl’ADN
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Je m’évalue
1. FSH élevée et œstradiol bas : où est l’origine du trouble ?
2. Pourquoi n’y a-t-il pas d’ovulation dans le SOPK ?
3. Pourquoi la FSH augmente-t-elle après la ménopause ?
4. Cite une conséquence du dopage aux anabolisants sur les testicules.
Réponses : dans l’ovaire · aucun follicule ne devient dominant · plus de rétrocontrôle négatif de l’œstradiol · atrophie, baisse de la spermatogenèse. Le corrigé détaillé et d’autres exercices de ce chapitre sont dans les exercices corrigés.
Erreurs fréquentes
Croire qu’une FSH élevée signifie un excès d’activité de l’ovaire : c’est souvent le signe d’un ovaire défaillant.
Penser que la ménopause est une maladie : c’est une étape normale de la vie.
Confondre fibrome (tumeur bénigne de l’utérus) et cancer.
je réfléchisles spermatozoïdesle spermatozoïde
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Méthode
Pour localiser un dérèglement : compare d’abord le taux de l’hormone de la gonade à la normale, puis celui de la FSH/LH. Raisonne avec le schéma de régulation : une glande périphérique défaillante entraîne une hausse des gonadostimulines.
Activité d’intégration
Trois patientes consultent à l’hôpital régional de Garoua. Awa (19 ans) : pas de règles, FSH et LH très basses, œstradiol bas, IMC 15 (très maigre). Halima (28 ans) : cycles de 60 jours, LH élevée, testostérone élevée. Dada (49 ans) : règles arrêtées, FSH très élevée, œstradiol effondré.
Localise l’origine du trouble pour chaque patiente. Justifie.
Nomme le trouble probable d’Halima et explique ses symptômes.