— Elle me fuit !... est-ce à ce point ! Prononça-t-il tout haut. Après le travail, il errait dans les rues des heures entières, en proie à des doutes, des questions, des peurs. Mon Dieu !... Que m’arrive-t-il ? Je ne suis plus moi-même ! J’ai peur ! Moi, avoir peur ! Moi, un ogre ! Il doit y avoir une erreur quelque part. Je n’y comprends plus rien. Qu’est-ce que je fais ici à errer dans les rues, détesté par ma femme, ma sœur ? Où est le grain de sable qui arrête cette énorme machine ? Je reconnais que l’une, je l’ai trompée, frappée, insultée. Leïla, à cinq ans, recevait des coups de ma part. Mais qui me poussait ? C’était toujours mère :
— Boualem, frappe-la, elle ne m’obéit pas ! Boualem tape-la, elle ne veut pas passer la serpillière dans la cuisine ! Pour mère, je devais jouer à l’homme. [...] Tout ce que faisait Fatma pour moi, je ne le mettais pas en question. C’était normal. Ne faisait-elle pas son rôle de femme ? Ai-je pensé à ses désirs, ses besoins, ses espoirs, ses déceptions ? Tout était normal pour moi, je n’ai même pas su aimer ma femme. Jamais elle n’avait un mot plus haut que l’autre. C’était la douceur personnifiée.
Féttouma Touati, Le printemps désespéré.
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Donne le nom de la femme et de la sœur de Boualem. 2 pts
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D’après le texte, qui est le véritable responsable des violences que Boualem infligeait à sa sœur ? Relève deux détails du texte qui justifient ta réponse. 2 pts
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Nomme deux sentiments qu’éprouve Boualem. 2 pts
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À partir du 2e paragraphe, quelles qualités Boualem trouve-t-il à sa femme aujourd’hui ? 2 pts
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Cite deux conséquences possibles des violences conjugales ? 2 pts
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Explique les mots suivants : « errer » ; « espoirs » 2 pts
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Soit la phrase : « Boualem, frappe-la ».
a. Donne le mode et le temps du verbe contenu dans cette phrase. 1 ptb. Réécris cette phrase en mettant ce verbe à l’imparfait de l’indicatif. 1 pt -
Soit la phrase : « Boualem tape-la, elle ne veut pas passer la serpillière dans la cuisine ! ».